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Boris Godounov

VenueTeatro Regio di Parma
Calendarven. 22 janv. 2027 - sam. 30 janv. 2027
Synopsis / Détails

Argument

Version de 1869

La version de 1869 comporte sept scènes.

Scène 1. Novodievitchi

Dans le monastère où il fait retraite, Boris refuse la couronne de tsar que la foule, manœuvrée par les boyards et la police, le supplie d’accepter.

Scène 2. Place des Cathédrales

Sous les acclamations du peuple, Boris est couronné tsar.

Scène 3. Le couvent de Tchoudovo

Pendant que le moine Pimène rédige une chronique révélant l'assassinat du tsarévitch par Boris, Grigori s’éveille et exprime ses ambitions et ses rêves fous.

Scène 4. Une auberge à la frontière lituanienne

La police recherche Grigori, échappé du couvent de Tchoudovo et qui se trouve ici en compagnie de deux moines vagabonds et ivrognes. Reconnu, il s'échappe avec l’aide de l’hôtesse.

Scène 5. Palais du Kremlin (appartements du tsar)

Boris est en famille avec Xenia et Fiodor. Chouïski lui annonce l’entreprise de Grigori, ce qui ravive les remords et les angoisses du tsar.

Scène 6. Le parvis de la cathédrale Saint-Basile 

Au milieu d’une foule qui crie misère, rencontre entre Boris et un innocent (Iourodivi) qui chante sa solitude et son désespoir.

Scène 7. La Douma

Convoqués par le tsar, les boyards, habilement manipulés par Chouïski, tiennent une assemblée mouvementée. Au comble de l’angoisse après avoir entendu le récit de Pimène, Boris fait ses adieux et meurt.

 

Version de 1872

La version de 1872 comporte quatre actes précédés d’un prologue.

Prologue

Premier tableau. La cour du couvent de Novodevitchi, près de Moscou, en 1598.

Le tsar Fiodor Ier étant mort sans héritiers, le boyard Boris Godounov est pressenti pour lui succéder. Mais celui-ci semble vouloir refuser la couronne. Sur l’ordre d’un officier de police, Nikititch, et d’un haut dignitaire de la Douma, Chtchelkalov, la foule supplie Boris d’accepter. Alors qu’un édit annonce que l’on doit se trouver le lendemain matin sur place du Kremlin, le peuple répond en grommelant.

Deuxième tableau. La grande place de la cathédrale, à l’intérieur du Kremlin.

Le peuple acclame Boris Godounov, qui a finalement accepté la couronne. Mais le nouveau tsar semble soucieux, oppressé par de lugubres pressentiments. Malgré son tourment, il se dirige fièrement vers son couronnement dans la cathédrale d’Arkhangelsk.

 

Acte I

Premier tableau. Une cellule du monastère de Tchoudov, cinq ou six ans plus tard.

Le vieux moine Pimène travaille au dernier chapitre de la chronique des événements dont il a été le témoin au cours de sa longue existence. Près de lui, un jeune novice, Grigori, s’éveille, agité par un rêve effrayant : à Moscou, il se trouvait au sommet d’une haute tour de laquelle il tombait, irrité par les rires de la foule. Pimène le rassure et engage le jeune moine qui se plaint de sa vie recluse à ne point regretter les illusions de la vie mondaine. Il lui évoque la mort mystérieuse du tsarévitch Dimitri, fils d’Ivan le Terrible, héritier légitime du trône, que Boris Godounov aurait fait assassiner pour s’emparer du pouvoir. Grigori retient le fait que Dimitri aurait aujourd’hui à peu près son âge, vingt ans, et invoque la justice divine contre le tsar criminel.

Deuxième tableau. Une auberge à la frontière lituanienne.

Deux moines mendiants, Varlaam et Misaïl, entrent bruyamment dans une auberge, accompagnés de Grigori, qui s’est enfui du monastère. Poursuivi par la police, il cherche à passer la frontière. Pendant que les deux moines s’enivrent, la patronne de l’auberge dévoile à Grigori un passage secret menant en Lituanie. Une patrouille survient, à la recherche du moine fugitif. Les deux gardes-frontières montrent en vain aux deux vagabonds le mandat d’arrêt sur lequel figure la description du fuyard, qu’ils sont incapables de lire. Grigori tente alors de détourner les soupçons sur Varlaam mais, finalement démasqué , doit une nouvelle fois s’enfuir.

 

Acte II

Les appartements du tsar au Kremlin

Les enfants de Boris, Fiodor et Xenia, sont avec leur nourrice. Le tsarévitch consulte la carte de l’immense empire sur lequel il devra régner un jour. Sa sœur pleure la mort de son fiancé. Boris, en bon père, réconforte sa fille et conseille à son fils d’étudier avec sérieux. Il entame une méditation douloureuse sur le poids du pouvoir et les erreurs commises sous son règne. Entre alors le boyard Chouiski, un conseiller retors et ambitieux, qui annonce au tsar qu’un imposteur, se faisant passer pour le tsarévitch Dimitri, cherche à soulever le peuple contre Boris. Le tsar, terrorisé, ordonne à son fils de s’éloigner et donne l’ordre de fermer les frontières menant vers l’ouest. Il demande aussi à Chouiski de lui confirmer que le tsarévitch Dimitri est bien mort. Chouiski évoque alors avec une telle précision les détails du décès de l’enfant que Boris ne résiste pas au macabre récit. Il croit voir le fantôme de l’enfant assassiné qui le poursuit et s’effondre, implorant le pardon de Dieu.

 

Acte III

Premier tableau. Les appartements de Marina Mnizek au château de Sandomir, en Pologne.

L’ambitieuse Marina, fille d’un voïvode, espère séduire le soi-disant Dimitri, réfugié en Pologne, afin d’être couronnée tsarine à ses côtés. Son conseiller spirituel, le jésuite Rangoni, l’exhorte à manœuvrer afin de faire rentrer la Russie orthodoxe au sein de l’église catholique.

Deuxième tableau. Le jardin du château du voïvode Mnichek, près d’une fontaine.

Rangoni veut arranger un rendez-vous avec Marina pour Grigori. Celui-ci lui avoue, sans le vouloir, être amoureux de Marina. Ayant renvoyé ses invités et admirateurs venus à une fête, la jeune femme accueille froidement les déclarations enflammées du faux Dimitri et ne cache pas que seul le pouvoir l’intéresse et qu’elle ne consentira à son amour que s’il monte sur le trône du tsar à Moscou. Lorsque, poussé à bout par les railleries de Marina, le faux Dimitri affirme n’avoir aucun besoin d’elle pour conquérir le trône moscovite, elle se radoucit subitement et lui jure amour et fidélité. Dimitri est vite réduit à sa merci, sous le regard satisfait de Rangoni, qui de loin, a assisté à toute la scène.

 

Acte IV

Premier tableau. À Moscou, devant la cathédrale du Bienheureux Basile.

Le peuple affamé commente les nouvelles annonçant les victoires remportées par les troupes de l’imposteur. Une bande de gamins fait irruption, taquinant un pauvre innocent. Ils lui dérobent son dernier kopeck. Boris paraît sur le parvis et demande de prier pour lui, mais l’Innocent lui demande de tuer les enfants comme il a autrefois tué le tsarévitch. Boris retient les gardes qui se précipitaient sur l’Innocent, tandis que celui-ci refuse de prier pour le tsar meurtrier.

Deuxième tableau. Une salle dans le palais au Kremlin.

L’assemblée des boyards est réunie en séance extraordinaire pour condamner l’usurpateur. Chouiski fait allusion à l’état mental troublé de Boris. À ce moment, entre le tsar, halluciné, comme poursuivi par un fantôme. Chouiski introduit alors le moine Pimène, qui raconte qu’un miracle s’est produit : un berger aveugle a recouvré la vue près la tombe du tsarévitch. Cette révélation ébranle encore davantage l’esprit du tsar, qui s’effondre. Il fait chercher son fils Fiodor, le désigne comme son successeur, puis meurt en implorant la grâce divine.

Troisième tableau. Une clairière dans la forêt de Kromy.

Une foule de vagabonds révoltés a capturé un boyard, Khroutchov, et le torture en l’abreuvant d’insultes et en entonnant de sarcastiques chants de louange. Après avoir accusé Boris de meurtre, les deux moines mendiants Varlaam et Misaïl incitent le peuple à proclamer Dimitri tsar légitime et à capturer deux jésuites qui passaient par là. Le faux Dimitri arrive, accompagné d’une troupe de nobles polonais. La foule acclame le prétendant par des chants d’allégresse. Puis, tandis que petit à petit s’éloignent les clameurs de victoire, s’élève la lamentation de l’innocent, qui resté seul, pleure sur les malheurs éternels du peuple et de la Russie :

« Coulez, coulez, larmes amères,

pleure, pleure âme orthodoxe.

Bientôt l’ennemi viendra et surviendront les ténèbres, les noires ténèbres impénétrables.

Malheur, malheur sur la Russie.

Pleure, pleure, peuple russe, peuple de la faim ! »

  • - Où se trouve le Teatro Regio di Parma ?
    • Le Teatro Regio di Parma se trouve dans le centre historique de Parme, en Italie, une ville réputée pour son riche patrimoine musical et sa tradition lyrique. L’adresse est Str. Giuseppe Garibaldi, 16/A, 43121 Parme, Italie.
  • - Combien de temps à l’avance dois-je arriver avant le spectacle ?
    • Nous recommandons d’arriver au moins 30 minutes avant l’heure prévue du début du spectacle. Vous aurez ainsi suffisamment de temps pour trouver l’entrée, préparer votre billet, déposer vos affaires au vestiaire si nécessaire et trouver votre place. Prévoyez davantage de temps si vous ne connaissez pas le lieu.
  • - Quel est le code vestimentaire du Teatro Regio di Parma ?
    • Une tenue élégante et décontractée est recommandée. Les spectateurs peuvent également choisir une tenue plus habillée pour les représentations d’opéra en soirée ou les événements spéciaux. Une tenue de soirée formelle n’est généralement pas nécessaire, mais nous recommandons d’éviter les vêtements de plage, les tenues de sport et les vêtements trop décontractés.
  • - Y a-t-il un vestiaire au Teatro Regio di Parma ?
    • Oui. Le théâtre dispose d’un vestiaire où les visiteurs peuvent déposer leurs manteaux, parapluies, chapeaux et sacs. La disponibilité du vestiaire et les éventuelles restrictions peuvent varier selon le spectacle.
  • - Le Teatro Regio di Parma est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
    • Le théâtre propose des accès adaptés aux fauteuils roulants ainsi que des emplacements réservés aux personnes en fauteuil roulant. Il est recommandé d’organiser les places accessibles à l’avance. Contactez-nous directement afin de vous assurer que des places adaptées sont disponibles.
  • - Les photos et les enregistrements vidéo sont-ils autorisés pendant les représentations ?
    • Les photographies ainsi que les enregistrements audio et vidéo sont interdits pendant les représentations. Veuillez éteindre votre téléphone portable et vos alarmes avant le début du spectacle.
Distribution

Musique de Modeste Petrovitch Moussorgski Drame musical populaire en quatre parties (version de 1869 avec des insertions de la version de 1874) Livret de Modeste Petrovitch Moussorgski SCHOTT MUSIC, éditeur original SZ SUGAR – CREAZIONI ARTISTICHE MUSICALI CAM SRL, représentant pour l’Italie Première représentation le 27 janvier 1874 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg

 

Mise en scène : James Conlon Décors : Leo Muscato Décors : Federica Parolini Costumes : Silvia Aymonino Éclairage : Alessandro Verazzi

ARTURO TOSCANINI PHILHARMONIC CHŒUR DU TEATRO REGIO DE PARME Chef de chœur : Martino Faggiani

Nouvelle production du Teatro Regio de Parme

Spectacle avec surtitres en italien

 

Distribution

Boris Godounov : Giorgi Manoshvili

Fiodor : Ana Victoria Pitts

Ksenia : Ekaterina Savinkova

Nourrice de Ksenia / Aubergiste : Enkelejda Shkosa

Vassili Chouiski : Kirill Belov

Andreï Chtchelkalov : Vladislav Chizhov

Pimène : Dmitry Ulyanov

Grigori Otrepiev : Denys Pivnitsky

Varlaam : Ilya Kazakov

Missail : Francesco Pittari

L'Innocent : Leonardo Cortellazzi

Garde : Stavros Mantis

Lieu
Teatro Regio di Parma

Le Teatro Regio di Parma, construit à l’origine sous le nom de Nuovo Teatro Ducale (Nouveau Théâtre Ducal), est un opéra et une compagnie lyrique situés à Parme, en Italie.

Construit pour remplacer un théâtre devenu obsolète, le nouveau Ducale acquit une grande renommée dans les années qui suivirent 1829, notamment après que le compositeur Giuseppe Verdi, né près de Busseto, à une trentaine de kilomètres de là, eut acquis une grande notoriété. Le chef d’orchestre Arturo Toscanini était également très connu à Parme, où il naquit en 1867.

Comme l’a fait remarquer Lee Marshall, « bien qu’il soit moins connu que la Scala de Milan ou le Teatro La Fenice de Venise, le Teatro Regio de la ville est considéré par les passionnés d’opéra comme l’un des véritables foyers de la grande tradition italienne, et son public averti est réputé pour exprimer haut et fort son approbation ou sa désapprobation, et pas seulement depuis la galerie ».

La salle, qui compte 1 400 places réparties entre quatre niveaux de loges surmontés d’une galerie, fut inaugurée le 16 mai 1829 avec la création de Zaira, un opéra de Vincenzo Bellini. La production fut reprise sept fois par la suite, bien qu’elle n’ait pas rencontré un grand succès auprès du public de Parme. Rossini avait initialement été invité à composer une œuvre pour l’inauguration du théâtre, mais, trop occupé, il dut laisser cette tâche à Bellini. Toutefois, trois opéras de Rossini furent présentés au cours de la saison inaugurale, notamment Moïse et Pharaon, Semiramide et Le Barbier de Séville.

Aujourd’hui, le théâtre présente environ quatre opéras par saison, de la mi-janvier à avril. Depuis 2003, il organise également chaque année, en octobre, un Festival Verdi.

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